La situation des enfants au Népal
Le Népal comme la France a ratifié la Convention Internationale des Droits de l'Enfant en 1990. Mais de trop nombreuses violations de ces droits sont encore commises chaque jour dans le pays du Bouddha : mariages d'enfants, enfants en prison, abus sexuels, maltraitances physiques et morales. De plus, la crise économique et politique dans laquelle le Népal est embourbé, accentue l'irrespect de ces droits.
La misère économique entraîne des conséquences souvent irréversibles, face à des fléaux tels que les maladies graves, les accidents ou les catastrophes naturelles. Trop peu de structures peuvent répondre à de telles urgences. La pauvreté extrême pousse certains a des actes inacceptables : infanticides, trafics d'enfants, abandons, exploitations par le travail.
Nombreux sont les enfants victimes du conflit opposant maoïstes et gouvernement, depuis 1996 : enfants soldats, migration, destruction d'école, décès, orphelins. Beaucoup de ces enfants, fuyant ces violences, se retrouvent dans les rues de Kathmandu (500 chaque année selon le CWIN). Devenus ainsi encore plus vulnérables, ils sont confrontés à de nouveaux dangers : drogue, prostitution, insécurité, maladies, viols, criminalité.
Pour venir en aide à ces enfants, l'association « Enfants de tous Pays » a créé Balodaya , maison d'accueil familial pour enfants des rues de Kathmandu.
La maison Balodaya
La maison se situe à Kusunti, un quartier calme de la ville de Patan (à cinq kilomètres au sud de Kathmandu). Afin de préserver un accueil de type familial ancré dans la culture du pays, le foyer est géré par un couple népalais, déjà parents de deux enfants et le nombre d'enfants accueillis a été fixé à huit, âgés de cinq à dix-huit ans. Une travailleuse sociale complète l'équipe d'accueillant et apporte une aide précieuse à la prise en charge des enfants.
La maison comporte trois chambres (une pour les garçons, une pour les filles et une pour le couple d'accueillant), une cuisine assez grande pour y manger tous ensemble, une salle de bain, un balcon et une pièce annexe avec terrasse (salle polyvalente). La maison est entourée de rizières et d'espace, où les enfants improvisent des matchs de foot, de crikets et autres jeux.
Parrainer un enfant à Balodaya
Monsieur Shiva Raj Pahari (33) est né à Baidam (Lackside) Pokhara. Il a passé sa scolarité dans trois écoles gouvernementales différentes, primaire, secondaire et supérieure. Ensuite il a étudié au P.N. Collège (Tribhuwan University), où il a obtenu une maîtrise de management en 1996. Il a ensuite travaillé dans différentes entreprises de communication et du bâtiment. Madame Sabitri Pahari (27) est née à Miruwa, Pokhara. Elle a passé sa scolarité dans les écoles gouvernementales de la ville et a intégré le collège pour filles en classe intermédiaire d'art. Ensuite elle a travaillé en tant qu'institutrice à Bindyabasini, école secondaire de Pokhara, pendant une année scolaire, avant de se marier avec Shiva Raj Pahari. De leur union sont nés deux fils, Sanju et Sishir.
La totalité des fonds de fonctionnement de la maison Balodaya est récoltée et acheminée par l'association « Enfants de tous Pays » (donateurs, parrains, partenaires financiers, actions caritatives). Ce budget découle directement des objectifs précisés ci-dessus. Nous l'avons construit en nous basant sur les dépenses de fonctionnement de la maison en 2004 et en 2005. Son montant global est d'environ 4.800 €uros par an.








